La course camarguaise en région Camargue

La course camarguaise est un sport taurin traditionnel pratiqué dans la région de la Camargue, au Sud-Est de la France. C’est une compétition entre les taureaux et les raseteurs. Ces derniers sont tenus d’enlever les attributs posés sur les cornes des animaux. Il s’agit donc d’un jeu assez dangereux, très ancré dans l’histoire de la Camargue et qui contribue au rayonnement touristique de toute la région.

Du pré à l’arène

Des taureaux sauvages et vifs

Les taureaux qui participent à la course camarguaise sont spécialement élevés pour cet événement. On ne choisit que les plus sauvages, les plus joueurs  et les plus vifs. Six à huit taureaux peuvent participer à une course camarguaise. Chaque animal passe quinze minutes au plus sur la piste.

Les raseteurs

Les raseteurs sont, dans la plupart des cas, de jeunes habitants de la région qui s’entrainent dès leur plus jeune âge. Des raseteurs de différentes origines participent également à la course. Être raseteur en Camargue est un motif de fierté et un symbole de virilité.

L’anecdote de Location Aigues-Mortes : la rentrée des raseteurs en piste se fait en respectant un certain protocole, appelé le Capelado : il consiste à faire rentrer les raseteurs deux par deux sur les sons de l’Opéra Carmen.

La sortie du taureau

Dès que l’Er di Bidou annonce la sortie du taureau, on donne à celui-ci une minute pendant laquelle les raseteurs ne peuvent pas rentrer en piste : ils doivent observer l’animal depuis la contre piste. L’objectif ici est de permettre au taureau de s’habituer à l’arène ainsi qu’au bruit du public, et de trouver ses repères.

Des informations sur le taureau

Pendant cette minute, le président de la course se charge de donner au public et aux participants des informations sur le taureau :

  • son nom,
  • le nom de sa manade,
  • son palmarès,
  • et également la valeur en euros du premier attribut que les raseteurs sont tenus d’enlever et qu’on appelle la Cocarde.

Le lancement de la course

Dés que la minute est écoulée, on entend un son de trompette : c’est le lancement définitif de la course. Les raseteurs vont enfin pouvoir faire ce qu’ils aiment le plus : essayer d’enlever les attributs placés entre les cornes du taureau, en utilisant leurs crochets (appelés « peigne »). C’est une manœuvre délicate et dangereuse, qui maintient en haleine aussi bien le public que les propres raseteurs.

Le raset

Des tourneurs participent également à la course camarguaise. Leur rôle est d’aider les raseteurs à effecteur un raset. Le tourneur doit appeler le taureau pour attirer son attention et permettre au raseteur d’effectuer son raset. Le raseteur doit d’abord enlever la Cocarde et les Glands avant d’essayer d’enlever les Ficelles. Le raset doit s’effectuer lorsque le taureau est en pleine course. Le rôle des tourneurs est donc de lancer la course du taureau dans une direction qui permette au raseteur de s’approcher du taureau par une course tangentielle.

Les attributs

On distingue trois types d’attributs : la Cocarde, les Glands et les Ficelles. Le premier attribut que le raseteur doit à tout prix enlever est soit la Cocarde soit un Gland. Pendant que les raseteurs essayent d’enlever les attributs, le président annonce les noms des sponsors de la course et les prix des attributs qui monte au fur et à mesure que le temps passe.

Les Ficelles

Les Ficelles sont enroulées autour des cornes des taureaux, et le nombre de tours dépend de la qualité de chaque taureau : 8 tours pour les meilleurs taureaux et 30 pour les taureaux les plus dociles. L’enlèvement des Ficelle est donc plus difficile que la Cocarde et les Glands. Mis à part le nombre de tours, les raseteurs ont souvent du mal à enlever les Ficelles placées sur les cornes des meilleurs taureaux. Le taureau ne rentre finalement au toril que si ses 15 minutes sont écoulées, ou si tous ses attributs ont été enlevés.